Il m'attendait. Dès que je l'aperçus, ma poitrine se détendit, je respirai plus aisément.
-Salut! me lançat-il.
-Salut, Jacob.
Je lui souris, saluai d'un geste de la main Billy, installé près de la fenêtre.
-Mettons-nous au boulut, murmura Jacob avec impatience.
-Sérieux, tu n'en a pas assez de moi?
Il devait commencer à se dire que je cherchais désespérément à échapper à ma solitude.
-Pas encore, plaisenta-t-il en se didigeant vers le garage.
-En tout cas, jure-moi de me prévenir quand je te taperai sur les nerfs. Je ne tiens pas à être un boulet.
-D'accord, s'esclaffa-t-il. Mais, à ta place, je n'y compterais pas trop.
Dans son atelier, je fus surprise de découvrir la moto rouge sur sa béquille. Oublié, le vieux tas de rouille.
-Tu m'épates Jack! m'écriai-je.
Il rigola.
-Quand j'ai un projet en route, j'ai tendance à devenir obsessionnel, expliqua-t-il humblement. Sij'étais plus malin, j'aurais fait traîner les choses en longueur.
-Pourquoi?
Il baissa les yeux pendant si longtemps que je pensai qu'il n'avait pas entendu ma question.
-Bella, finit-il par répondre, si je t'avais annoncé que j'étais incapable de réparer ces bécanes, qu'aurais-tu dit?
A mon tour, je laissai planer un silence. Il releva brièvement la tête, intérrogateur.
-Que c'était.. dommage, mais je suis sûre que nous aurions trouvé d'autre occupations. Au pire, nous aurions étudié.
Il sourit, se relaxa. S'asseyant près du deuxième engin, il s'empara d'une clef.
-Si c'est ansi, continueras-tu à venir quand j'en aurai fini avec ces machines?
-C'est ça qui t'inquiète? J'admets profiter de tes talents mécaniques à bon très bon prix mais, tant que tu m'y autoriseras, je reviendrai.
-Parce que tu espères revoir Quil? se moqua-t-il.
-Aïe! Tu lis en moi comme dans un livre.
Il pouffa.
-Tu apprécies vraiment ma compagnie? s'étonna-t-il ensuite.
-Baucoup. Et je vais te le prouver. Demain, je travaille mais, mercredi, nous nous adonnerons à une activité autre que la mécanique.
-Laquelle?
-Je ne sais pas. Nous pourions aller chez moi, histoire que tu sois moins tenté par tes obsessions. Tu n'aurais qu'à apporter tes devoirs. Je suis sûre que tu as pris du retard, parce que c'est mon cas aussi.
-Pas mauvaise idée.
Il grimaça. Juaqu'à quel point avait-il négligé ses études pour passer du temps avec moi?
...
-Laurent! m'exclamai-je, à la fois stupéfaite et heureuse.
Réaction pour le moins irrationnelle, et mieux aurait valu que je m'arrête à la peur.
-Bella?
Il parraissait encore plus ahuri que moi.
-Vous n'aveu pas oublié! m'écriai-je souriante.
Qu'un vampire se rappelle de mon prénom suffisait à me ravir! C'était ridicule!
-Je ne m'attendais pas à te voir ici, dit-il, perlplexe, en avançant nonchalamment.
-Ca ne devrait pas être l'inverse? Je vis ici. Je vous pensais en Alaska.
S'arrêtant à environ un mètre de moi, il inclina la tête.
-Tu as raison, je suis allé là-bas. N'empêche, je ne m'attendais pas... Quand j'ai découvert que la maison de Cullen était vide, j'ai cru qu'ils avaient déménagé.
La mention du nom fit saigner les bords à vif de la plaie de mon coeur, et il me fallut une seconde pour me ressaisir. Laurent attendait, curieux.
-C'est bien le cas, finis-je par confirmer.
-Hum..., marmonna-t-il. Je suis surpris qu'ils t'aient laissée ici. N'étais-tu pas le chaton favori de l'un des leurs?
Ca avait été di en toute innocence, sans intention de blesser.
-Quelque chose comme ça, admis-je avec une moue sarcastique.
-Hum..., répéta-t-il, pensif.
Involontairement, je reculai, et ses iris d'un bordeaux sombre dérangeant suivirent mon mouvement.
-Ils reviennent souvent en visite? s'enquit-il su run ton toujours aussi décontracté.
Sauf que son corps s'inclina légèrement vers moi.
<<Mens!>>, me chuchota anxieusement la voix de velours magnifique qui hantait ma mémoire.
Je trésaillis.
-De temps à autres, obéis-je en tâchant d'adopter des intonations sereines et légères. Le temps me dure, j'imagine. Vous savez combien ils peuvent se montrer distraits...
Houps! Je divaguais, là. Je me tus.
-Hum..., marmonna-t-il pour la troisième fois. L'odeur de la villa semble pourtant indiquer qu'ils n'y ont pas remis les pieds depuis un bon moment.
<<Il faut que tu fasses mieux que ça, Bella>>, m'intima le ténor.
Je m'y attaquai.
-Je ne manquerai pas de signaler à Carlisle que vous être passé. Il regrettera de vous avoir loupé.
-Vraiment? releva-t-il avec bonne humeur... et scepticisme.
-Oui.
ranquillement, Laurent se déplaca d'un pas, et je ne manquai pas de remarquer que cela le raprochait de moi. Aussitôt, le ténor subliminal réagit en feulant.
(suite à venir)